Katerine Mansfield

L’oiseau du karaka

poèmes inédits traduits et présentés par Florence Pazzottu

Trasumanar e organizzar est le dernier recueil en vers entièrement original publié par Pier Paolo Pasolini de son vivant. Paru aux éditions Garzanti en avril 1971, sept ans après Poésie en forme de rose, il était resté jusque-là inédit en français. Pasolini, qui dit avoir cessé de « s’illusionner sur la poésie », continue pourtant à écrire et vit alors un moment de renouvellement à la fois linguistique et intérieur, dont « un élément est une certaine attitude humoristique face à la réalité ». En « poète-bouffon », avec une forme singulière d’ironie, Pasolini réagit à la fois à l’actualité violente du monde, de son pays (l’automne 1969 étant désigné en Italie comme « l’automne chaud »), ainsi qu’aux événements de sa propre existence.

basses résolutions

direction éditoriale | Jules Leroy 

conception graphique | Chloé Delchini

illustrations | Valentin Couanon-Bertin

‘basses résolutions’ considère l’aplatissement comme la texture native du web : une surface sur laquelle ajouter des couches, de nouveaux codes, de nouveaux usages. Plus de jeu, c’est aussi plus d’émotion — la possibilité de manipuler les signes sans choisir entre sincérité et ironie. Circulent des textes en versions dégradées, compressées, assez pauvres pour être appropriables, assez
instables pour être repris. Et l’écriture enregistre une culture saturée de marchandises, de slogans et de contenus low-cost. Les poète·sse·s pillent des magasins inappropriés — presque tous les magasins possibles — et déballent des poèmes qui gagnent en affects ce qu’ils perdent en résolution.

Pier Paolo Pasolini

Transhumaner et organiser

traduit et présenté par Florence Pazzottu

postface Hervé Joubert-Laurencin

Trasumanar e organizzar est le dernier recueil en vers entièrement original publié par Pier Paolo Pasolini de son vivant. Paru aux éditions Garzanti en avril 1971, sept ans après Poésie en forme de rose, il était resté jusque-là inédit en français. Pasolini, qui dit avoir cessé de « s’illusionner sur la poésie », continue pourtant à écrire et vit alors un moment de renouvellement à la fois linguistique et intérieur, dont « un élément est une certaine attitude humoristique face à la réalité ». En « poète-bouffon », avec une forme singulière d’ironie, Pasolini réagit à la fois à l’actualité violente du monde, de son pays (l’automne 1969 étant désigné en Italie comme « l’automne chaud »), ainsi qu’aux événements de sa propre existence.

« Conformisme, passivité bourgeoise, oubli de la charité, dictature de la consommation, désacralisation, oligarchie, effacement culturel, refus de la liberté : ce qui nourrissait le désespoir de Pasolini était aussi la source de sa poésie violente, donc authentique. “Le livre peut devenir un produit de consommation, l’édition aussi; la poésie, non”, disait-il en 1969. La poésie est donc inutile, et c’est là que résident sa beauté et sa force. Transhumaner et organiser en témoigne. »

Mariia Rybalchenko
Art Press

« Pasolini cherche à donner « style au chaos ». Dans la rage ou dans la joie, il livre à son lecteur tout ce qu’il peut arracher au tumulte du monde, ou à la confusion de sa propre existence. »

Amaury Da Cunha
Le Monde des Livres