Gabriel René Franjou
1 kilo de plumes, 1 kilo de plomb
Préoccupé par les futurs générés à partir des données qu’il émet, un narrateur s’adresse à l’agent fédéral assigné à sa surveillance. Souvenirs indexés peuplés d’anges et de cyborgs, traces et complots d’un empire oublié, vidéos d’alchimie tard dans la nuit, voix anonymes et océaniques des plateformes — le contenu d’une multitude d’onglets ouverts, riches en information, compose un « scroll of conscousness » où poésie et technologie sont deux interfaces d’une même magie : le langage. À mesure que l’écran calque la conscience et absorbe le rêve, réapparaît le désir d’aller toucher de l’herbe.
“Un monde d’ores et déjà révolu ainsi que celui qui s’apprête à advenir, qui se construit au présent et dont on ignore encore s’il sera réellement synonyme d’avenir.”
Informations
15 €
genre | poésie
parution Oct 2026
13,5 x 20 cm | 120 pages
isbn | 9782359632033
collection
direction éditoriale | Jules Leroy
conception graphique | Chloé Delchini
illustrations | Valentin Couanon-Bertin
Auteur
Gabriel René Franjou (1996) est artiste, auteur, traducteur et travailleur culturel basé à Bruxelles. Il s’intéresse à l’émotion dans les réseaux organiques et numériques, collecte et manipule l’information comme une matière plastique, et utilise l’hyperlien comme outil critique et créatif.
Ses fictions et poésies ont été publiées dans des revues comme Sabir, If, ou AOC ; il a lu et performé au Centre Pompidou à Paris, à Montévidéo à Marseille, ou à La Bellone à Bruxelles ; et participé à des expositions au Fresnoy à Tourcoing ou pendant la transmediale à Berlin.
Gabriel est aussi membre du groupe transdisciplinaire NON-A et du collectif d’auteurices ‘petites histoires’.
© photo : Hugo Boutry
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Presse
Une expérience esthétique singulière et jouissive pour qui aime se perdre dans la volupté du larsen, dans le plaisir du chaos.
Si Gabriel René Franjou soulève ainsi plus de questions qu’il ne tente d’apporter de réponses, c’est à n’en pas douter que, comme il se plaît à l’affirmer, « les questions c’est pour réveiller les âmes » (p. 89). De fait, son livre est un réveil aussi brutal que jubilatoire.
1 kilo de plumes, 1 kilo de plomb avance comme un cerveau aux quarante-sept onglets ouverts : saturé, fiévreux, traversé d’images, de données, d’anges, de cyborgs et de voix fantômes. Le livre fait du flux numérique une matière poétique, spectrale. Une fenêtre sur le monde virtuel et nos liens rhizomatiques. Ici, l’écran n’est pas seulement un panoptique : c’est aussi une machine à rêver.







