Paul de Brancion
Ma Mor est Morte
L'ogre du Vaterland
Ces deux textes parlent sans complaisance mais pas sans ironie des figures du père et de la mère dans une structure familiale fascisante. Léon Jacques, ancien militaire et capitaine d’industrie, est fasciné par le pouvoir et l’argent. La mère, personne complexe, touchante et monstrueuse, dresse ses enfants les uns contre les autres.
L’Ogre du Vaterland est un livre impitoyable, souvent jubilatoire, où se mêlent deux niveaux de narration : d’un côté, « l’incroyable histoire de Léon Jacques S. », père effroyable dont Paul de Brancion brosse un portrait sans concessions, révélant les secrets qui ont empoisonné son enfance ; de l’autre, le soubassement onirique, somme toute très ironique, des contes de Perrault, véritable chambre noire des révélations de l’auteur.
Dans Ma Mor est morte, Paul de Brancion parle de sa mère, femme puissante qui dévore ses propres enfants. Il se penche sur la vie de cette mère aimée et crainte, éternelle petite fille à la recherche de son histoire. L’auteur a eu besoin de plusieurs langues, le danois, l’anglais et le français, pour y parvenir. Comme si la langue maternelle n’y suffisait pas. Le texte figure bien sûr aussi en français.
L’ogre du Vaterland et Ma Mor est morte érigent, dans leur conjonction, les figures mythiques des parents.
Informations
15 €
genre | poésie
domaine français
parution Jan 2025
12 x 16 cm | 240 pages
isbn | 9782359631784
Auteur
Paul de Brancion est poète, romancier et directeur du lieur culturel L’Ours et la Vieille Grille à Paris.
