Camille Loivier

Je la suis devenue

Camille Loivier, flâneuse et vagabonde, sillonne les rues de son quartier en suivant les collages féministes sur les murs. La ville jusqu’alors muette, hostile, agressive devient parlante, généreuse, inclusive. Elle n’est plus objective, mais subjective, pleine d’émois et d’attention. Quelque chose a changé. 

Le texte, accompagné de photos de collages, parle de la femme dans la ville, de la sororité, mais aussi, avec les collages détruits, de la violence subie. L’autrice élargit son propos en rattachant cela à l’écriture chinoise classique montrant que la position de la femme est structurelle et culturelle. 

Informations

18 €

genre | poésie

domaine français

parution Avril 2025

15 x 22 cm | 136 pages

isbn | 9782359631807

Dans le livre, les affiches, comme des posts # Metoo, se prennent corps à corps pour former une « muraille de femmes », de « moi aussi ».

Comme Susan Howe, Camille Loivier donne à voir-entendre des voix féminines reléguées dans l’anonymat, minorées par les documents historiques. Dans le sillage de Marina Tsetäieva, l’autrice démantèle un passé traumatique pour édifier en soi une muraille d’intégrité, un centre créateur. 

Lydie Cavelier
Sitaudis

Camille Loivier est poétesse, traductrice du mandarin. Sa recherche s’inscrit entre les langues, dans le souci du vivant et de la mémoire des lieux. Elle se considère à présent comme ornithologue en herbe et propose régulièrement des ateliers d’écriture dans les jardins, dans une vision écoféministe et artistique.