Puisque beauté il y a

Nathalie Riera

Une poésie de la sensualité et de la lumière qui s’attache aux frissons des choses de la nature, des saisons, des instants. « L’écriture de Nathalie RIERA retient les sensations traversées afin qu’elles ne basculent pas dans l’indifférence. Cette écriture, à travers proses ou vers amples, est simple et transparente » (Pascal Boulanger)

64 pages, 10 euros

 

 

 

 


 

Extraits

J’ai mis à mes jambes des vieux bas tricotés de tiges et d’épines, et à mes pieds des chaussures à talons de pierre pointue.
Je suis l’amour qui ne vous aime pas.
Pas de serpent à nourrir dans mon sein.

    Sur la colline de l’enfance, où j’aime y revenir, non pour écrire ce que fut le commencement, ni même chercher consolation, mais seulement d’y être inséparable, assurément unie à ses pierres et ses herbes.

    Puiser dans cette matière bouleversante autant de fraîcheurs que de griefs.
   
    La rosée sur les ronces fut l’enfance. Et s’il n’y a cependant rien à pleurer, à regretter, à oublier, seulement me dire encore son histoire, ne pas en perdre le fil. Ni le soleil sur ses fleuves

    où l’enfance respire.

    La musique des premiers pas. Eclats irréguliers de sel.