Mon épopée

C’était à Dubna. Au centre atomique. À la cafétéria du centre. C’était il y a cinquante ans. À l’ère soviétique. C’était tôt le matin. Avant le travail.

 

“C’est un texte joyeux. Bordélique. Mêlant, sans se prendre la tête, fiction et poésie, sens et non-sens. C’est un texte venu de loin. Trouvé sur une brocante, un matin d’hiver, en Russie. C’est un texte à lire lentement. À haute voix. C’est quelque chose à porter en scène.”(Vincent Tholomé)


Mon épopée n’est pas mon épopée. Mon épopée est l’épopée de Konstantin Peterzhak. Elle constitue le volume 13 des propos tenus des années durant au quotidien par Konstantin Peterzhak. De Konstantin Peterzhak je ne sais pas grand-chose. Je sais qu’il a tenu des propos. Au quotidien. Des années durant. Je sais qu’il tenait ses propos le matin à la cafétéria du centre atomique de Dubna avant le travail. Je sais qu’il tenait ses propos à chacune des pauses qu’il prenait au travail. Je sais que son collègue et ami Georgy Flyorov les a notés ou transposés. Des années durant. Au quotidien. Le soir. Après le travail. Les traduisant ou transposant de l’arménien dans sa chambre. Les compilant et les réarrangeant. Par ennui ou intérêt. Je ne sais pas.